Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 16:52

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Luc VIDAL a propos de
"LA MARGE"
Léo Ferré est dans la marge au coeur du monde, dans la marge pour prendre le large.
Son œuvre-vie, son chant plus
exactement, prennent source dans la solitude des jours et des nuits.

 

S'il y a un sens à saisir c'est alors celui d'être complètement soi-même, au risque de l'errance, au risque de l'exil, au risque de l'amour.
Ses poèmes, ses opéras, ses textes, ses musiques, ses concerts, ses chansons, sa voix deviennent des sémaphores inoubliables, des présences comme jamais.
Les refus du pouvoir de Léo Ferré et d'une forme de société qui impose des violences inédites sous couvert des apparences de justice et de démocratiques paroles sont une constante de sa vie d'artiste.
Cela donne une œuvre-vie magnifique.

Léo Ferré est un continent et une mer immenses à (re)découvrir sans cesse comme François Villon, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire, Guillaume Apollinaire, Aragon etc.
Essayez avec quelques titres-forces de son œuvre de lire les temps présents, cinq années après sa mort, et vous vous rendrez compte de la justesse des mots et des notes. Dans cette création, il n'y a aucune perte d'énergie, il y a un cycle de vie totale, de naissances et de morts au service de l'amour et du rien. Se donner le temps d'écouter, de regarder, de commenter la création ferréenne, c'est le but et l'ambition de ces Cahiers Léo Ferré.
La haute poésie, la musique savante, le texte au coeur direct, la mélodie populaire, circulent librement chez Ferré. Cela touche encore, cela touchera des oreilles nouvelles et des cœurs en recherche d'eux-mêmes. Ferré n'est pas une question d'amour, c'est une réponse d'amour permanente à nos inquiétudes. Et nous avons besoin de ces hommes-créateurs-là, notamment dans le domaine de la littérature, de la poésie et de la chanson pour éclairer notre sens critique et éviter ces compromissions communément admises comme le dernier cri créateur de notre époque.
Luc Vidal (Extrait des Cahiers de L Ferré)

                       

Claude Nougaro a dit... en musique

Y a un train fantôme dans ta voix Ferré
Y a un train fantôme traversant des astres
Des astres seigneurs, des astres désastres,
Y a des voyageurs dans ta voix, Ferré

Des bourreaux de chiens, des amants qui souffrent
Sur ces rails rouillés crevant la mémoire,
Des bandits d'encens, des anges de soufre
Dans ces wagons blancs peuplés de nuit noire

Au bout du tunnel, dans l'aigu du ciel,  y a un long Pleyel
En joue un costaud, nourri au lolo, de la voix, Léo.
  
 C. Nougaro

 

Michel Jonasz  aussi a composé ce sonnet...

J'ai ton île Saint-Louis dans l'ciboulot 
J'ai ta jolie môme et tes sanglots 
Les chevaux de la mer au grand galop 
Léo L'indifférence c'est le fléau 
Chacun son portable et allo 
Enfermés dans nos bungalows 
Léo On regarde notre vie par un hublot 
On est en bas et toi là-haut 
Et elle nous manque ta voix Salaud 
Léo Léo Léo Léo 
Ce temps que l'on perd à attendre le gros lot 
La vie nous file entre les doigts comme de l'eau 
Elle doit nous prendre pour des charlots.
M Jonasz

                                 

 

Si cette série : Ils ont dis de Léo... Vous intéresse  j'ai encore dans mes tiroirs quelques unes de ces   "reconnaissances " qui moi m'ont énormément touchée puisque au fil du temps je les ai "engrangées" dans mes archives.

- Je vous ai aussi ajouté quelques mots dans le  DICO à vous de m'en proposer dans vos commentaires pour que ce blog soit interactif.

- Parce qu'il le vaut bien!!  Non pas le blog.... Léo voyons!!  M.J

   UNIVERS - MISERE - 

Par mchatrois - Publié dans : Ils ont dit de Léo
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