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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 16:45

                       

                
         
OU et QUANT... Léo  a appris  

                la musique ??

                        

 

Léo Ferré - Hello Ferré 1ère partie


Si vous avez un peu de patience... cette 1ière partie  vous fera mieux comprendre Léo Ferré


 

"Les Poètes de 7 ans"

  
A  Monaco sur le piano de sa sœur ainée. 

  
   Maurice FROT… Grand ami de Léo écrira dans son livre…
    « Je ne suis pas Léo Ferré » repris sous le titre
    « Comme si je vous disais... »
    - Titre d’une  chanson éponyme  de Léo.
    - Je le cite:


« Léo, surbrillant  élève : Sans  bavure  son Bac à Rome,  philo à Monaco, et bonjour Paris ! Enfin libre !  
Léo prépare son droit et Sciences- Po ! Faut bien,  papa Ferré l’exige…..
 
Que pèse la triste étude des lois face à la passion qui le dévore : La musique !!
                               
Où l’a-t-il rencontrée cette envoûtante  belle dame…
 
Dans un salon de thé à Bordighera, où sa mère est venue un jeudi,  le sortir de son « cachot »
....  La radio diffuse la «Cinquième de Beethoven »
Léo est pétrifié et il  en pleure.
....  Sur le piano de sa sœur Léo pianote…
- Papa Ferré lui refuse des cours prétextant :
- «  Qu’il y a autre chose à faire dans la vie »
 ! 
- Pourtant c’est à 11 ans que petit Léo composera  une mélodie sur « Soleil couchant » de Verlaine.

.…. Et la poésie où l’a-t-il rencontrée Léo ?
– La poésie est « donnée » au poète. La poésie vient de la solitude,  du silence, de l’inavouable. On ne la fabrique pas, on la vit, on la respire…. L’art ne fait que des vers seul le cœur est poète.
                                                                                                                   
… Son « œuvre » ce prodigieux piège à rêves-mystérieux état intermédiaire entre réalisme et onirisme- est né d’un jeu sans souci, bricolage au jour le jour, et nombreux collages de textes que Léo appellera plus tard ses  « pains perdus », perdus dans ce gros cahier qu’il transporte toujours avec lui… 
Fin des citations de M FROT…
Afin que se termine mon lamentable « plagias » !!

Quelques dates :

1929 -  Léo a 13 ans  - C’est grâce à son oncle Scotto, violoniste, secrétaire de la salle de musique de Monaco, que Léo  peut voir Toscanini  diriger  "Coriolan" de Beethoven. Ainsi qu'un concert avec Ravel.
1935 - Mise en musique- Le piano que baise une main frêle - de Verlaine.                                           
1940 - Mariage de sa sœur:   Il compose un « Ave Maria »
1941 - Ebauche d'un "Opéra du ciel" qu'il présente pour la 1ère  fois en public  à l'opéra de Monaco sous le pseudonyme de  « Forlane »  à la demande du Prince Albert de Monaco.
1942 - ? 43 ? - Léo Ferré se rend à Montpellier pour voir Charles Trenet qu'il admire et osera lui présenter quelques unes de ses compositions - Ch. Trenet l'encouragera pour les textes...mais lui conseille d'éviter de chanter!  - Par la suite L Ferré travaillera sa voix pour faire connaître sa poésie.


CE JOUR SE TERMINE LE CHAPITRE CONCERNANT LES PREMIERS PAS DE LEO FERRE SUR LE CHEMIN DE SES MUSIQUES  M.J

                             



 
Par mchatrois - Publié dans : Présentation
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 06:57

 


LA SOLITUDE

 
Léo 
Ferré, suivant ses écrits :

 "A toujours été un enfant seul, seul avec dans sa tête des musiques
Cette attirance, ce don qu’il cachait,  pensant qu’il n’était pas comme tous les autres enfants"


Lorsque son père Joseph Ferré, directeur de la SBM à Monaco envoi son fils en pensionnat à Bordighera, ville frontière de l’Italie, ce fût pour p'tit Léo qui adorait sa mère, un arrachement douloureux

Catapulté,  l’enfant seul  pleurait dans ces dortoirs de quarante lits où venait le visiter sa mère ou ses tantes aux baisers de paradis parfumés

Huit ans de prières obligatoires à genoux devant de faux « pères » de faux « frères » aux gestes lubriques sur son visage innocent, certains soirs de « surveillance »
" Où les petites mains devaient être bien visibles et rangées sur le drap blanc.

Léo Ferré, enfant révolté jusqu’à lire Voltaire, Rimbaud, et Baudelaire cachés dans son missel le temps des longs offices. Farceur, s’asseyant lorsque, selon certaines prières,  le prêtre faisait signe de se lever, ou pire : Se mettait à genoux.
Le but du jeu: Être transparent,  fondu dans l’ensemble, et lire ces
 "Fleurs du mal"  ces fleurs du diable.
 
Ou bien cette autre lubie de Léo : Être - enfant de chœur  - pour porter une robe… non pas comme une fille, quoique cela l’amusa, mais pour bouger, servir la messe, tourner autour de l’officiant, porter le lourd livre des psaumes, passer les burettes, toute la diversité de ces gestes distrayaient p'tit Léo… Lui offrant « un rôle » dans cette mascarade quotidienne. Enfin, il y avait l’encensoir avec sa fumée à l’odeur si pénétrante qu’on aurait cru qu’elle vous transformaient le cerveau et l’âme !

Lorsque son père Joseph Ferré, directeur de la SBM à Monaco (actuelle Sté du Casino)
envoi son fils en pensionnat à Bordighera, ville frontière de l’Italie, ce fût pour p'tit Léo qui adorait sa mère, un arrachement douloureux.

Catapulté, l' enfant seul  pleurait dans ces dortoirs de quarante lits où venait
***

….. Euh… J’ai écrit "qu’ ON aurait cru" ?
- Ce n’est pas une lacune ... et pas tout à fait innocente, puisque comme Léo,  je fus prisonnière et " Enfant de Marie" dans une de ces institutions  à Trappes, à Meudon durant cinq trop longues années.

Pensionnats, enfants exilés, romanesques, nos choix de « servants » nos chants de douleur et de révolte. Jusqu' à Monaco - "cette ville de pacotille  L.F " -  Mon "exutoire"  librement choisi : Mon enfer à moi..


Léo Ferré et  votre humble conteuse...  nous ne pouvions pas nous  "rater" et même si je n'ai jamais été aux nombreux concerts de cet homme, parce que, tenancière dans mon "petit théâtre de la rue Broca, ou " mes  galères" c'est selon...
Je ne pouvais pas sortir souvent. Donc, ce n'était pas l'heure de Léo... Mes "entre-actes" c'était le truculent Bécaud, le  "rastacouère" de l'époque Ch. Aznavour qui devait devenir le grand artiste que l'on sait.
Ou cet autre "écorché" de Brel déjà en proie à ses démons, condamné par cette sale maladie qui devait l'emporter.

ENFIN, un soir de l'an 2000, dans une galaxie connue de nous seuls... J'ai rencontré Léo Ferré  et... me voilà.  MJ.

*** Extrait de Benoit Misère L F.


*** Je réitère ici quelques bribes de textes parus déjà sur mon blog chez AOL.  Merci d'être indulgents. Sans recopier, je ne vois pas comment reprendre le récit.  Cependant j'occulterai les longues listes de ces chants et poésies, ne déposant que l'image de ses nombreux albums.
Enfin je ferai de mon mieux ou de mon pire.

Vous parler de L Ferré étant de faire de votre lecture un divertissement. Merci et bonne lecture.                                                                                                             

Par mchatrois - Publié dans : Présentation
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 15:37

LEO  ET LA MUSIQUE

                                                                                                                                                  
 

    L'Enfance,

    C'est un chagrin cueilli de frais
    C'est un jardin c'est un bouquet...

    C'est des épin's aussi..."

    C'est l'Paradis dans du cambouis

    C'est de caress's au fond d'la nuit

    C'est une leçon d'ennui...

     Extrait du texte "l'Enfance" L. Ferré

 


Léo au millieu: Reconnaissable, son p'tit air crâneur et souriant.

Je ne reviendrai pas ici sur l’enfance de Léo Ferré… qui au départ fût heureuse. Une grande sœur et une maman aimante, un papa directeur des Bains de Mer à Monaco, une famille au demeurant aisée.

 

Après avoir beaucoup lu, je peux le voir d’ici ce petit bonhomme un peu crâneur ainsi qu’il paraît sur ces photos d’enfance.

Pour mieux m’en imprégner je suis allé un jour rue St Michel à Monaco… Je suis monté à l’étage… A mon grand étonnement, sur une porte, une plaque de cuivre : JOSEPH FERRE!! (le nom de son père) Croyez-moi j’en fus bouleversée… Durant quelques instants je m’imprégnais de l’odeur, du calme de ce palier, la porte bien cirée, le cuivre brillant… Sûr que cet endroit était entretenu avec respect et amour...

Alors j’ai laissé courir mon imagination….J’ai entendue des galopades dans les escaliers, Léo et deux de ses petits camarades descendaient, joyeux, heureux de s’évader…  J’ai négligé l’ascenseur et j’ai suivi les « galopins » jusqu’aux "remparts", là où ils rêvaient de voyages en regardant les bateaux charbonniers s’amarrant au port.…


1925 les remparts de Monaco
 
Là, où  Léo l'enfant, abordant son rêve, distribuait  des instruments de musiques  imaginaires à ses petits compagnons et lui  devenant le  "CHEF" d'orchestre.  C’est là  dans ces ruelles du château que Léo  exultait de pouvoir enfin libérer cette musique qu’il croyait être  une tare parce qu’enfouie dans sa tête et dont chez lui, personne ne parlait.


*** "Plus doux les violons" plus fort le piano, je dirigeais des orchestres imaginaires"  L F Benoît Misère

Mais P
apa Ferré enverra p’tit Léo dans un pensionnat chez les pères de Bordighera à la fronière de Nice…

Mais laissons pour ce jour notre Léo profiter encore un peu de sa chère liberté. MJ

 

A mes lecteurs:  J’étais récalcitrante de devoir recommencer ce blog sur Léo Ferré, consciente que le personnage avait ses admirateurs mais aussi ses détracteurs.
C'est en lisant vos écrits, que j’ai découvert beaucoup de poésies…

Alors que j’me suis dit…- « Ce récit, si j’y inclus un peu de mon cœur de la sincérité et beaucoup de mon admiration pour « l’œuvre » de Léo Ferré  peut-être, je dis bien peut-être, j’éveillerai quelque uns de mes amis et nouveaux lecteurs a reconsidérer ce chanteur, poète, auteur compositeur et j’en passe…

Sans oublier que fréquenter Léo c’est aussi flirter avec Rimbaud, Verlaine,  Aragon, Apollinaire, et même Breton, Sartres et Satie -Beethoven, Debussy et Ravel ainsi que tant d’autres personnages que j’ai découverts simplement en parcourant les chemins de Léo Ferré… ses "chemins d’enfer" car rien ne lui fut facile.

Bonne lecture.. Et si j’ai pu un tantinet, ouvrir votre cœur à ce génie de la poésie,  alors pour moi cette  journée est fan-tas-tique aussi je vous en remercie. MJ
                                     
Monaco 2008 - Soit dit en passant une ville que j'ai enrichie de plus de 60.000 euros en 40 ans de jeux, aussi ne me plaignez jamais d'être sans le sous NOW.
L Ferré avait horreur du jeu et de cette ville de "pacotilles" ainsi il l'a nommait..
Je dois bien l'avoir déçu !! MJ.

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Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /Nov /2008 19:47
En bord de Seine,
Je me promène
Sur la voix ferré,
ça fait du bien,
un air de rien,
Pour trainer les pieds,

J'ai dans la tête un piano qui flâne,
Des états d'âme un peu désaccordés,
Quai de Javel, sur ta Paname,
J'aime y retourner,

En bord de Seine,
Je me promène,
Sur la voix ferré,
ça fait du bien,
Côté jardin,
Pousse encore des pensées,

J'ai sur le coeur un piano qui pleure,
Jusqu'à plus d'heure à Saint Germain des Près,
Café des flores,
J'entends encore,
Léo me parler......
J'ai retrouvé ce clip que Pascal Obispo a composé en hommage à Léo Ferré. Après un court passage de "Avec le temps" s'ensuit cette chanson magnifique, pleine de nostalgie dans laquelle on retrouve : St Germain, la Seine, et Léo... Léo que Pascal Obispo devait aimer pour l'avoir chanter avec tant de tendresse....

La tendresse... Tout chanteur ayant connu Léo Ferré vous en parlera toujours avec "tendresse "car dans les yeux de ce bonhomme s'insurgeant, se révoltant sur scène... "Y am un immense provocateur" aimait-il se situer... Mais en fait dans ces yeux noirs de colère, au moindre mot sur un sujet lui tenant à coeur: Les vieux copains, Caussimon, Marsan, ses animaux, Pépé son "enfant singe" sa famille... alors son regard se noyait de larmes.

Ainsi était Léo: un homme extrêmement sensible.

A chacun de mes voyages à Paris j'erre dans St Germain à la recherche d'un souvenir, de je ne sais quoi... je demande à Léo de me conduire tout simplement et c'est ainsi que Moi aussi je me promène sans véritable but sur "La voie Ferré" Cette fois Léo m'a conduit à  "L'Ecluse " Quai Conti, là où ; avec Les Frères Jacques, Francis Blanche, Barbara, Mouloudji,  et tant d'autres, il s'est produit sur scène. Un piano est toujours là , et sur le piano, un  livre: Toute l'histoire des "voyageurs-chanteurs" de cette époque. Je me suis fait servir un bon verre de bourgogne, car ce bar est aussi une "cave à vin" ... que la patronne a accompagné d'une petite assiette de charcuterie.  Discrètement elle a mis une chanson de Léo "Quartier latin" La salle était dans une douce pénombre, alors avons parlé de ces temps là... j'étais bien, si bien... "ils" étaient tous là,  si près...  que j'aurais pu presque les entendre.... deux heures ont passées, trop vite. Alors il m'a fallut à regret m'arracher  à ce "florilège" de personnages et de souvenirs.

Pour rêver encore j'ai suivis la Seine jusqu' à la Gare de Lyon en fredonnant.... "Au bord de Seine, je me promène, sur la voie Ferré".

           

    
 
Par mchatrois - Publié dans : musique
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Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 19:30
D'où je suis? Moi je suis de la terre... qui je suis? ça, je ne sais pas!
Je suis né à Monaco en 1916, le 24 août. Pour les astrologues je suis du signe de la vierge.
Je pense que j'ai été seul assez vite quand j'étais tout petit. Mais sans savoir ce qu'était la solitude.... c'est maintenant que je pense que j'étais seul.

Ainsi commence le "pavé":
           "Léo Ferré -Vous savez qui je suis, maintenant"

Recueil d'interviews de radio et de télévision, trancrits et thématisés par Quentin Dupont avec la complicité de Léo.

Ce livre est devenu mon livre de chevet: 512 pages !!
Il me servira à vous raconter en partie l'histoire de ce Métamec qu'était pour moi Léo Ferré envers qui j'ai beaucoup d'admiration.
Par respect pour l'éditeur, je ne dévoilerai pas toute ma lecture, mais j'emprunterai quelques lignes de ce concentré d'interviews d'où j'extrairai quelques bribes pur  "cru Léo"
Néanmoins j'engage mes lecteurs et lectrices qui, ayant un interêt pour Ferré et sa poésie... tout simplement de se procurer  quelques unes de ses nombreuses biographies, ses livres de poésies et de chansons, ainsi que son livre  " Benoît Misère " autobiographie romancée.

" Après Léo Ferré il faudra revoir la littérature" disait Aragon.

Des sites, des blogs et des livres sur Léo Ferré il en existe et de très bons. Aussi c'est modestement que j'apporte une petite pierre à l'édifice  "FERRE" Avec mes mots, avec mon coeur, j'espère vous le faire  découvrir ou redécouvrir.
Ce blog est le fruit de toutes mes lectures sur l'homme et sur l'artiste,  je n'y ai ajouté que quelques réflexions personnelles.

Alors bon voyage sur "La voie Ferré"
Titre d'une chanson de P. Obispo
Par mchatrois - Publié dans : Présentation
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